Courrier: Qui sème la privatisation, récolte la radicalisation

Les technocrates se croient de plus en plus tout permis, et renforcent leur autoritarisme, dans l’optique où ils ne font qu’appliquer le plan de restructuration néolibéral dicté par le gouvernement. Ils deviennent donc les jardiniers de l’État du parti libéral et des grands groupes financiers.

Marginaliser la résistance amène à des actions de plus en plus radicales dans la fin et les moyens mis de l’avant. Cette marginalisation s’accroît considérablement avec la peur des dominants de «perdre le contrôle».

La radicalisation des luttes est actuellement globale, avec le Syndicat des travailleurs et travailleuses de Starbuck (IWW), le Centre social autogéré, les grèves des employé-e-s non-syndiqué-e-s, le refus pour la majorité de la gauche d’être guidée par des structures rigides et autoritaires et bien sûr l’effervescence que l’extrême-gauche connaît actuellement.

Il faut constamment ré-analyser les contextes politiques où se déroulent nos luttes, pour ainsi s’adapter et dégager de nouvelles perspectives, permettant de rallier les masses et remporter des victoires concrètes sur nos adversaires.

Le besoin de conscientiser les masses sur l’importance de la solidarité entre gens de même classe est devenu primordial dans ce temps de crise économique et de mouvement des forces politiques en présence. Il faut préparer au plus tôt les gens à se serrer les coudes lorsque sera venu le moment de ne plus reculer et ne plus revenir en arrière, jamais.

Cessons de rêver : affirmons haut et fort nos idées et points de vue antiautoritaires, anticapitalistes et pro-humanistes. Cessons d’avoir peur d’être traité-e-s d’idéalistes, et concrétisons collectivement la société que nous voulons pour demain. Si ce n’est pas nous qui le faisons, qui s’en chargera? (QS? héhé...)

Maxime, étudiant expulsé du cégep St-Jérôme