À propos de l'UCL

Notre action et notre pensée s'inscrivent dans un vaste mouvement historique, une vaste lutte des classes populaires, du prolétariat, contre la domination, pour l'égalité économique et pour la liberté politique. Nous sommes du syndicalisme de combat, de l'action directe, de la manifestation, de l'insurrection… Nous sommes de cette tendance antiautoritaire du communisme, celle qui veut d'une révolution par le bas et qui refuse qu'une phase transitoire impliquant un État.

Qu'il prenne la forme d'un régime libéral, d'un socialisme d'État ou social-démocrate, il n'y a pas d'accommodement possible avec le régime capitaliste. C'est un régime d'exploitation qui carbure à la sueur des ouvrières et des ouvriers, qui fait du travail un culte, qui méprise la vie, qui détruit l'environnement...

Ce système enlève le pouvoir aux individus et permet d’établir une société basée sur le contrôle et la hiérarchie qui nie le potentiel d’organisation sociale et politique de la classe ouvrière. Nous croyons en la démocratie directe et en ce sens nous considérons qu’aucun parti ou « état ouvrier » ne pourra mener à une révolution sociale, nous rejetons donc de facto le parlementarisme et l’électoralisme pour parvenir à une société égalitaire (extrait de nos Buts et principes)

Ce n'est pas seulement la volonté des politiciens en place qui fait défaut, mais bien, et précisément, le gouvernement en lui-même qui fonctionne sur un mode foncièrement hiérarchique, et qui, par sa nature même, est en place afin de défendre les intérêts des classes dominantes. On dit souvent que de voter pour le moins pire sert, au final, aux plus démunis, aux pauvres qui peuvent trouver dans ces partis les quelques réformes permettant d'améliorer leurs conditions de vie. Ce qu'on ne dit jamais, par contre, c'est que l'action électorale sert également aux classes dirigeantes, à la reproduction de leur domination. Puisque le statu quo a besoin de réforme, elle leur permet de mieux saisir quelles sont celles qui sont nécessaires au maintient de leurs privilèges.

Quoique nous ne fétichisions pas la violence ou la lutte armée, nous comprenons que la classe ouvrière devra user de force révolutionnaire pour amener l'émancipation sociale. Une telle situation révolutionnaire ne peut émerger que de mouvements sociaux et de l'activité autonome de la classe ouvrière (extrait de nos Buts et principes)

Dans un système si intégralement capitaliste comme le nôtre, l'action réformiste permet de nuancer la domination, elle donne l'illusion qu'il est possible de transformer la société sans se compromettre, sans s'engager réellement, par le vote individuel, par un ''X'' anonyme qui ne nous engage à rien. La transformation de la société demande un engagement constant, permanent et systématique. Une action qui, assurément, déplait aux privilégiés, dérange les gros bonnets de même que les journalistes-scribouilleurs, qui ne sont rien d'autre que les  gardiens de notre sommeil.

Pour être efficace, l’action demande à tendre au maximum vers une unité théorique et tactique. Au plan théorique, l'UCL s'identifie aux principes communistes libertaires et s'appuie sur les bases théoriques de cette tradition particulière. Au plan tactique, l'UCL préconise l’implication dans les luttes sociales dans une perspective de radicalisation des mouvements sociaux et de construction de contre-pouvoirs (extrait de notre Constitution)

Nous nous groupons en collectifs : au Saguenay (Emma Goldman), à Québec (La Nuit) et à Montréal (Collectif de Montréal). Par le biais de notre journal, Cause Commune (qui est également publié en format « express »), de notre revue théorique, Ruptures, de l'édition de plusieurs brochures, de même que par les blogues respectifs de nos collectifs, nous travaillons au développement théorique et à la diffusion de nos idées. Nous organisons également des débats, des conférences, animons des émissions de radio (Voix de faits), faisons de l'affichage dans nos différents quartiers ainsi que de l'action directe.

Outre cette action autonome, nous sommes également impliqués dans certaines luttes menées par les mouvements sociaux étudiants, ouvrier, communautaire, féministe, écologiste… etc. Nous participons donc aux campagnes – dans une perspective de radicalisation, lorsque c'est possible – qui peuvent participer à l'amélioration de nos conditions de vie.

À cause de l'inégalité, et des intérêts de classes irréconciliables, il existe une lutte permanente entre les différentes classes sociales. Tous les aspects de la société capitaliste moderne, qui s'est développée sur des siècles de conflits, sont un résultat direct de cette lutte. La perspective communiste libertaire s’est développée à travers les luttes quotidiennes de la classe ouvrière contre l'oppression de classe (extrait de nos Buts et principes)

Plus précisément, notre stratégie en est une de contre-pouvoir, soit de mobilisation de masse, dans nos quartiers, avec un ancrage bien concret dans nos milieux de vie et de travail. Parce que chaque pouce de liberté a été conquis à l'arraché, lorsque nos bons bourgeois et politiciens sont accolés aux pieds du mur et n'ont d'autres choix que de se plier à notre volonté.

...nous luttons pour une société sans classe et non hiérarchique. Nous envisageons une fédération internationale de communautés et de lieux de travail radicalement démocratiques et autogérés. Pour parvenir à cette société, notre classe abolira le salariat et socialisera toutes les industries, les moyens de production et de distribution (extrait de nos Buts et principes)

Notre désir est la construction d'une société ou les rapports sociaux capitalistes seront laminés; une société sans argent; sans salariat. Une société qui questionnera tout rapport de pouvoir et d'autorité, selon les principes de la démocratie directe, du fédéralisme et de l'autogestion. Une société qui naîtra, non pas de la tête quelques penseurs patentés, mais bien de la lutte même des classes populaires.

Dernière modification : 2010/05/26 - 17:01