Lock-out à l'entrepôt Provigo de Québec
Les 400 travailleurs et travailleuses de l'entrepôt Provigo de Québec se sont faits mettre en lock-out à la veille du congé pascal. L'employeur leur reprochait notamment de ne pas avoir soumis au vote son « offre finale », déposée 48h plus tôt. Après avoir négocié (!) un gel des salaires de trois ans pour « permettre à Provigo de rentabiliser plus rapidement la construction de son [nouvel] entrepôt [de 55 500 mètres carrés] », le syndicat CSN s'attendait à pouvoir faire un peu de rattrapage et demandait 3% d'augmentation par année, ce qui fut refusé. Ajoutant l'insulte à l'injure, Loblaws, le propriétaire, ment sciemment à la presse au sujet des salaires versés dans son entrepôt. La compagnie affirme verser 38$ de l'heure en incluant les avantages sociaux, ce qui enrage les membres du syndicat dont le salaire réel débute à 12,50$ de l'heure et atteint, après 8 ans à temps plein, 23$. Concrètement, l'entrepôt de Provigo est peut-être le plus moderne mais c'est aussi celui où les salaires sont les plus bas de la région. « Ce n'est pas encore assez! L'employeur veut faire plier la gang. C'est la mentalité Loblaw. Vous ne les connaissez pas. Ceux qui connaissent George Weston ne sont pas surpris. Quand tu fais 1,2 milliard de profits par année, tu es capable de bien des affaires », a commenté à un scribe du Journal de Québec un employé de l'entrepôt à la sortie de l'assemblée syndicale où les « offres » patronales ont été rejetées à 97,8%. Le travail ayant été envoyé dans d'autres entrepôts, les syndiqué-e-s ont commencé à faire des manifestations devant les épiceries Maxi de la région.
