Les employé-e-s en lock-out de l'hebdo Le Réveil, au Saguenay, ont accepté les offres finales de Quebecor le 15 février dernier. Décision crève-coeur qui visait essentiellement à sauver le journal, menacé de fermeture après 65 ans, et leurs indemnités de départ. Parce que des départs, il y en a, l'unité syndicale passant de 25 à 5 membres. Profondément écœurées après un an de conflit, la présidente du syndicat et deux de ses collègues journalistes ont annoncé leur démission lors de l'assemblée syndicale prévue pour adopter le protocole de retour au travail. Le journal était tellement insipide qu'un nouvel appel au boycott a été lancé par une prof du Cegep de la région. La CSN a publié dans la dernière livraison de son magazine Perspective un reportage portant sur deux stations de radio en faillite qui ont été reprises en main avec succès par le syndicat et transformées en coop. Et bien, cela n'a pas été qu'une coïncidence puisque le 23 avril a été annoncée la formation d'un organisme sans but lucratif par les ex-travailleurs et travailleuses du Journal Le Réveil pour produire régionalement leur propre journal, Le Saguenéen et enfin, se passer définitivement d'un patron aussi vorace que P.K. Péladeau.