Depuis le 22 octobre 2008, après plus de deux ans sans contrat de travail, 745 syndiquéEs du local 503 des TUAC de l’est du Québec sont en grève. Ces employéEs de la chaîne d’alimentation Maxi travaillent dans 12 établissements différents, ce qui en fait un mouvement de grève majeur. Toutefois, combien d’entre vous ont eu l’opportunité d’en entendre parler via les médias de masse?

Ces dernières années, le domaine de l’alimentation au Québec connaît une sérieuse période de crise. Les entrepôts sont sujets à des coupes draconiennes concernant les conditions de travail, la permanence et le salaire, et le tout se produit aussi dans le commerce au détail. Les patronNEs ont toujours les mêmes menaces aux lèvres : cédez du terrain ou bien allez pointer au chômage. C’est dans ce contexte que les syndiquéEs du 503 se sont lancéEs dans une chaude lutte face à leur employeur.

Dans ce combat de titans, les 745 grévistes tentent de tenir bon. Seule tache au tableau à ce jour : la défection des employéEs du Maxi Charlesbourg, situé sur le boulevard Louis XIV à Québec. Dans ce cas précis, la stratégie de division si fortement préconisée par la direction a pesé lourd dans la balance. Combinez le tout avec les radios poubelles et les médias de masse locaux qui prennent toujours le penchant patronal, en plus d’un beau gros nanane offert à bon nombre des employéEs lors du retour au travail, et vous perdez presque toute solidarité. Malgré tout, le front tient encore et toujours.

Que veut-on?

En quelques mots, les salariéEs des Maxi veulent une chose toute simple : travailler pour une chaîne doit assurer des conditions identiques pour touTEs. Bref, on veut obtenir le même contrat de travail que les gens de Baie-Comeau. Ce contrat s’attaque aux principaux problèmes soulevés par les salariéEs soit la précarité, l’échelle salariale, les horaires, etc. Pour plus de détails, allez au www.tuac503.org.

Il faut comprendre que 60% des employéEs de la chaîne Maxi sont à temps partiel, ont un horaire prévoyant moins de trente heures par semaine, que leur moyenne salariale est de 11$ de l’heure et que certainEs de ces grévistes subissent un gel salarial depuis huit longues années.

Où va-t-on?

Une chose est certaine, vous ne verrez pas vraiment de Maxi fermer définitivement leurs portes. La menace émane de la partie patronale et les salariéEs savent une chose: si un établissement ferme, ce ne sera pas à cause de la grève comme les patronNEs tentent de faire croire, mais bien parce que l’établissement concerné allait fermer ses portes de toute façon et que, dans ce cas précis, ça pourrait servir d’épouvantail pour tenter d’affaiblir le front créé par les syndiquéEs.


Dernière heure: Entente de principe avec Maxi

Nous apprenons au moment d’aller sous presse qu’une entente de principe est intervenue dans la nuit du 16 au 17 février. Le syndicat annonce que l’entente de principe, dont le contenu est encore secret, sera recommandée aux assemblées générales par les délégués syndicaux.