Actualité

22 mars : Les anarchistes ont fait bloc et la lutte n’est pas prête de s’éteindre!

L’Union Communiste Libertaire tient à remercier et saluer les quelque 150 personnes qui ont participé au contingent anarchiste appelé par celle-ci lors de la manifestation étudiante nationale du 22 mars à Montréal. Bien qu’il serait facile de relativiser l’importance de la présence d’un tel contingent dans une manifestation-monstre de 200 000 personnes, nous tenons à souligner la nécessité pour les militantes et militants anarchistes de combiner leur participation dans les mouvements sociaux, dans une perspective de radicalisation, à leur organisation « spécifique », en tant que courant politique véhiculant des idées et des projets pour transformer la société. Cette même nécessité a amené, en 2008, des militants et militantes communistes libertaires de six villes du Québec à fonder notre organisation et nous poursuivons aujourd’hui le même but, notamment à travers notre journal, Cause Commune, et les multiples activités de nos collectifs locaux de Montréal, Québec et Saguenay. suite »

Le printemps étudiant

Le printemps étudiant souffle fort au Québec pour faire reculer un gouvernement hautain qui cherche à transformer encore davantage l’éducation en une marchandise et les universités en des entreprises. Les anarchistes de l'Union communiste libertaire tiennent à appuyer et saluer les efforts de lutte menés par les militants et militantes de différents horizons pour mettre de l'avant une éducation qui soit libre, gratuite et populaire. suite »

Réponse aux réactions de deux militants de Québec Solidaire au texte « Des moutons dans la tanière »

Plusieurs personnes de Québec Solidaire semblent avoir été dérangées par un récent article du Cause commune, certains et certaines ont réagi avec fougue et passion, d'autres ont préféré répondre en nous adressant la critique. Nous sommes ravis du débat soulevé par ce court texte, car n'oublions pas que nos deux tendances sont irréconciliables et qu'il est normal et approprié de s'adresser la critique une fois de temps en temps. L'axe principal autour duquel portait notre article reposait sur la contradiction principale, à nos yeux, de la stratégie de «parti des urnes et de la rue» chère à QS. L'UCL voulait démontrer que la rue est lieu d'édification d'un rapport de force et que l'urne n'est que délégation de pouvoir, espoir et attentisme.

Le parti des urnes et de la rue

La réponse de Xavier Lafrance et Jean-Pierre Roy (Au delà de l'ortodoxie) revient sur cet élément moteur de la stratégie de QS. On nous explique que «Qs est un parti de la rue en ce qu'il souhaite sincèrement le succès des mobilisations sociales et voit les mouvements comme des alliés objectifs.» Peut-être que QS souhaite sincèrement le succès de ces mobilisations, mais il y a lieu de se poser de nombreuses questions. Pourquoi QS cherche alors des personnalités fortes des mouvements sociaux, des leaders naturel-le-s et positifs de ces mouvements sociaux pour en faire de simples candidats ou candidates au risque de priver la rue d'éléments (certes non-essentiels) mais importants dans la lutte? Pourquoi QS, en pleine grève générale étudiante, laisse son aile électorale prendre autant de place sur la scène publique alors que le combat devrait se limiter qu'à la rue? Et qu’en est-il de certains candidats qui profitent de la manifestation nationale de la CLASSE du 23 février dernier pour rappeler haut et fort à tout le monde que QS est pour la gratuité scolaire ? Peut-on déjà parler d’opportunisme ?

Le risque d'une structure comme QS, c'est de voir le détachement (qui à notre sens est déjà commencé) entre une ligne stratégique électoraliste qui va, à terme, instrumentaliser la tendance «pro-rue». D'ailleurs, pourquoi un parti qui se définirait par «la rue» construit l'ensemble de son organisation de base sur des associations de comtés plutôt que des groupes de quartiers qui correspondent plus à la réalité concrète du travail militant de base? Ce détachement de l'aile parlementaire se produit dans la grande majorité des partis de gauche et ce partout à travers le monde. L'idée selon laquelle l'articulation rue/urnes ne vise qu'à donner davantage de pouvoir à la rue et à poser le conflit de classe nous apparaît idéaliste. C'est un refus de voir l'historique des partis de gauches, mais aussi l'attraction du pouvoir pour une aile électoraliste.

Il est nécessaire de préciser en quoi la position des « urnes et de la rue » s’inspire d’une analyse « hors-sol » et « dans le vent », en exprimant une négation de la réalité historique concrète. En Europe, il est bon de rappeler le comportement des partis sociaux-démocrates qui, contre leurs propres populations, appuyèrent la Première Guerre mondiale. Ou encore les agissements du Front populaire en France qui refusa d’aider les insurgé-e-s espagnol-e-s dans leur lutte contre le coup d’État de Franco en 1936. En Amérique latine, des prétendus gouvernements de gauche, à commencer par Lula et Chavez, reproduisirent à souhait les paramètres du système économique capitaliste en le teintant d’une rhétorique nationaliste antiaméricaine. Au Québec et en Ontario dans les années 1980 et 1990, le Parti Québécois et le Nouveau Parti Démocratique font également bonne figure en ce qui a trait à l’établissement de politiques antisociales. Faut-il également souligner que tout récemment, les plans d’austérité imposés aux classes populaires d’Espagne et de Grèce, ainsi que la répression policière nécessaire à leur implantation, ont été cautionnés par les partis sociaux-démocrates de ces deux pays. Nous aimerions bien comprendre quel ingrédient mystérieux place QS à l'abri des bêtises de la social-démocratie historique. D'autant plus que tout au long du processus menant à sa création, plusieurs thèmes et concepts ont été abandonnés volontairement. Ainsi, toutes références au socialisme, à la lutte de classe ou même à une quelconque conflictualité sociale ont laissé place à des termes vides, comme celui de bien commun, d'humanisme, de citoyenneté ou de société civile.

Si plusieurs militants et militantes de QS sont animé-e-s d'une volonté sincère de développer les luttes sociales, il faudrait être aveugle pour ne pas constater l'attentisme et l'espoir créé par l'existence de QS d'une part, par l'élection de Khadir d'autre part et puis dernièrement par l'élection massive du NPD, le 2 mai dernier. Plusieurs militants et militantes de base des mouvements sociaux placent un espoir grandissant dans QS et une possible victoire électorale, comme si cela allait suffire à produire plus de justice sociale et une meilleure répartition des richesses. Au-delà d'une présence lors des mobilisations, QS se fait connaître surtout par son existence en tant que parti, par les questions de Khadir, par les déclarations de ses deux chef-fe-s, etc. C'est ce message qui est transmis massivement et qui crée un phénomène d'attentisme. N'oublions pas que QS tente de jouer dans la cour des grands partis et est en quête de légitimité. Si l'on demande à la CLASSE de condamner la «violence» pour être digne de se poser en mouvement social, que pourra-t-on demander à QS pour avoir sa place aux côtés des grands partis et surtout, jusqu'où ira QS?

Un programme anticapitaliste?

L'étonnement causé par l'utilisation de l'étiquette de social-démocratie pour désigner QS a de quoi étonner! À la lecture du programme de QS, on constate au premier coup d'oeil que les bases du mode de production capitaliste sont pourtant maintenues. Le salariat est non-seulement, préservé, mais aucunement remis en question. «Une telle humanisation du travail doit alors passer par une politique de plein emploi, la reconnaissance du travail non rémunéré, la réduction du temps de travail, la protection des emplois existants, le renforcement des droits syndicaux, la lutte à la discrimination sur le marché du travail et l’augmentation du salaire minimum.» (Programme QS, pour une économie solidaire... p.13). Sur le plan financier, on parle de la création d'une banque d'État et de réglementation accrue pour les banques privés. Sur le plan environnemental, il est question de la création d'entreprises d'État et de nationalisation, de hausse des redevances et de réglementation sur l'exploitation des ressources naturelles. Aucune remise en question de la propriété privée des moyens de production ni du capital bancaire, tout au plus on nous propose un inacceptable recours au capitalisme d'état! Sur la question nationale, QS, bien qu'ayant une conception beaucoup plus inclusive de la «nation québécoise», ne vient que conforter ce faux concept de nation qui ne sert qu'à diviser les travailleurs, les travailleuses et les précaires de partout sur la planète. En effet, nulle part voyons-nous une remise en question de fond de l’idée même d'État-nation.

Enfin, Xavier Lafrance et Jean-Pierre Roy indiquent que «plusieurs des mesures avancées confrontent directement le capital». Nous croyons plutôt que, si le programme de QS confronte directement le néolibéralisme, il n'est ni plus ni moins qu'un aménagement tout à fait social-démocrate du système d'exploitation capitaliste. En aucun moment, il ne remet en cause les fondements sur lesquels s'est développé le capitalisme contemporain : la propriété privée et l’économie de marché. Il est certes plus radical que plusieurs autres partis de la social-démocratie, en ce sens nous pourrions accepter, si cela froisse moins, de parler de social-démocratie radicale (sic)!

À aucun moment, nous avons remis en cause la solidarité que nous développons avec des camarades de luttes, des camarades qui placent la construction d'un rapport de force social bien avant les considérations liées à la stratégie électorale. Nous sommes parfois des allié-e-s face à un ennemi commun, mais nous nous devons de ne pas sombrer dans une complaisance artificielle les un-e-s par rapport aux autres. Nous avons deux conceptions fondamentalement différentes de la stratégie et des objectifs révolutionnaires liées à nos actions, ainsi que de l’autonomie des mouvements sociaux. Donc oui pour «frapper ensemble» encore et «marcher séparément» mais tout en se critiquant ouvertement!

Atelier d'introduction à l'anarchisme à la Place du Peuple, à Montréal

10 mythes entourant les anarchistes et leurs pratiques.

Place du peuple.

Mercredi le 16 novembre, à 17h30. suite »

Contingent libertaire dans la manifestation étudiante du 10 novembre, à Montréal

L'Union communiste libertaire (UCL) lance un appel pour la formation d'un contingent libertaire, le jeudi 10 novembre prochain, au sein de la manifestation étudiante contre la hausse des frais de scolarité. suite »

Indignation et révolution

Depuis le 15 octobre dernier, le mouvement des indigné-e-s s'est installé à Montreal, Québec et d'autres villes de la province, en même temps que dans des centaines d'autres villes dans le monde. Que doit-on en penser? S'agit-il d'un événement « à la mode » qui sera vite oublié, ou, au contraire, le début d'un changement durable? suite »

Le 28 septembre : C’est dans la rue que ça se passe!

Le 28 septembre à 13h au Cégep de Jonquière démarrera une manifestation régionale contre la hausse des frais de scolarité. Des étudiantes et des étudiants des 4 cégeps et de l’université du Saguenay-Lac Saint-Jean y exprimeront leur mécontentement et défendront le droit à l’éducation pour tous et toutes.

Le Collectif Emma Goldman est composé de militantes sociales et de militants sociaux de la région, étudiants et étudiantes ou pas. Néanmoins, nous prendrons part de façon créative à cette manifestation et invitons, de même, les autres organismes sociaux de la région à animer celle-ci de leurs initiatives individuelles et collectives. Parce qu’il ne faut pas oublier, cher-e-s ami-e-s, que l’impact d’une manifestation est la somme de chacune des initiatives qui la composent. En effet, nous croyons que cette lutte ne concerne pas que ceux et celles qui occupent présentement les bancs d’école, mais bien toutes les personnes des classes moins fortunées de la société. Nous rejetons une éducation supérieure qui soit réservée à une élite. Toutes et tous ensemble, défendons le droit à l’éducation – pour ceux et celles qui ne pourront plus se la payer et pour les générations à venir.

C’est donc un rendez-vous!

Solidaires contre la répression

À l'occasion de la comparution récente de deux hommes et deux femmes, la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC-Montréal) a rendu publique la déclaration suivante, signée par une tentaine de groupes incluant l'Union communiste libertaire. suite »

Deuxième congrès de l’UCL : Construire nos outils pour réparer le monde

L’Union Communiste Libertaire (UCL), une organisation anarchiste québécoise qui aura bientôt 3 ans, a tenu son deuxième congrès la fin de semaine dernière à Montréal. Les sympathisantes, sympathisants et membres du Collectif anarchiste La Nuit de Québec, du Collectif Emma Goldman de Saguenay et du Collectif de Montréal se sont réuni-e-s en compagnie de quelques observatrices et observateurs de Gatineau. suite »

Commémoration des 75 ans le la révolution espagnole

Cette année, le 19 juillet marque le 75e anniversaire du déclenchement de la révolution espagnole. Cette révolution est caractérisée par la mise en place de l'autogestion ouvrière et de la collectivisation des terres sur une bonne partie de l'Espagne (particulièrement la Catalogne) et constitue, encore aujourd'hui, l'une des expériences de société libertaire les plus connues. suite »