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Lancement d’un livre par le Collectif Emma Goldman (UCL-Saguenay) au Salon du livre anarchiste de Montréal

Le Collectif Emma Goldman lancera bientôt, au Salon du livre anarchiste de Montréal les 25 et 26 mai, un nouvel ouvrage collectif paru aux Éditions Ruptures intitulé : « Radio X les vendeurs de haine ». Alors que surgissent de nouveaux groupes dans la métropole et la capitale qui s’opposent au phénomène populiste de la radio-poubelle, ce bouquin propose une anthologie commentée (avec de nombreux textes inédits) de la lutte des militants et militantes contre la radio-poubelle au Saguenay, ainsi qu’une analyse du discours et du phénomène social des radios-poubelles.


Cette campagne contre les radios-poubelles est d’abord née pour mettre fin à l’acharnement haineux et le dénigrement de certains animateurs de Radio X contre le mouvement d’opposition citoyenne au maire Jean Tremblay (ce fameux dossier de la prière au Conseil de ville). Certains militants et certaines militantes furent directement identifié-e-s et calomnié-e-s en ondes. Avec des allié-e-s, plusieurs de ceux et celles-ci s’organisèrent pour assurer collectivement la défense des personnes touchées. Alors que les recours pour les personnes harcelées et menacées sont soit inaccessibles (avocats), soit inefficaces (conseil de presse, CRTC, médias), l’organisation collective a permis de lancer une riposte anonyme et susciter réactions, paniques et changements ; ultimement, d’attaquer solidement la prolifération de préjugés et les propos oppressants tenus à l’antenne d’une station radio en tirant profit.

 Le petit bouquin, dont une première édition d’une centaine de copies a déjà été écoulée, sera disponible à la table de l’Union Communiste Libertaire, dans le salon des exposants, au coût de 5$.

Merci !

Collectif Emma Goldman

Quand : 25 et 26 mai
Où : Table de l’Union Communiste Libertaire au salon des exposants, Salon du livre anarchiste de Montréal
Coût : 5$

Le développement durable, un concept non durable

Texte d'un tract distribué à Montréal au cours de la marche pour la journée de la Terre.
 
En théorie le développement durable est le juste milieu entre l'économie, le social et l'écologie. Ceci est bien en théorie puisque l'économie prime loin devant les deux autres variables de ce concept. L'économie qui est sous-entendue est le capitalisme sous sa forme de néo-libéralisme. Celui-ci fonctionne avec l'obligation d'une croissance infinie, et les «experts» économistes qui le préconise font tout ce qu'ils peuvent pour faire d'une récession l'ennemi public numéro un. Et ils ont les moyens médiatiques pour terroriser un maximum de gens face à cette perspective. Dans l’éventualité de celle-ci, les programmes sociaux seront réduits à un niveau ridicule et les minimes efforts environnementaux seront presque réduits à néant, le tout dans l'objectif de redresser la sacro-sainte économie.
 
Peut-on vraiment affirmer qu'une croissance infinie est durable? La réponse semble évidente que non. Notre société de consommation est à revoir en profondeur et ce n'est pas quelques avancées technologiques ou bien des campagnes de relations publiques qui la sauvera d'un désastre écologique. En effet la planète peut très bien se passer d'un développement durable qui ne veut tellement rien dire que même les exploitants des sables bitumineux peuvent se permettre de faire de la publicité promouvant leur contribution au développement durable. La compagnie Shell répond aux besoins mondiaux en énergie d'une manière responsable au point de vue environnemental selon son site web1.
 

Forum sur la démocratie à Québec

Assemblée nationale ou assemblée générale ?

Le collectif anarchiste l’(A)telier vous invite à un Forum public sur la démocratie le 23 mars prochain. Du conflit étudiant à l’élection du gouvernement péquiste, nous avons tous et toutes observé-es l’opposition entre une démocratie strictement parlementaire et une démocratie directe pratiquée autant dans la rue, que dans les assemblées de quartier et les assemblées générales étudiantes. Cette opposition pose la question du pouvoir : qui décide, la rue ou le parlement ? Elle indique qu’il y a un monde de possible et que notre régime politique n’est pas un horizon indépassable. Néanmoins, il ne faut pas être idéaliste : la démocratie directe est une pratique qui doit être discutée, réfléchie et surtout exercée dans le quotidien.  suite »

Pour le droit à la ville

La Ville de Québec «consulte» les citoyens et citoyennes du quartier Saint-Roch pour un troisième Programme particulier d’urbanisme (PPU) d’importance  sur son territoire(1). En regard des dérives démocratiques de l’administration municipale, que faut-il attendre de ce processus? suite »

Forum sur la Démocratie Directe - 16 Février 2013

Forum sur la démocratie directe

Date: Samedi 16 février 2013
10h à 17h30

PDF du Cahier de réflexion

Les groupes sont invités à tenir des tables de diffusion (journaux, affiches, livres, revues...) au cours de la journée. Laissez-nous savoir si cela vous intéresse : ucl.montreal@causecommune.net.

Merci de partager cette invitation dans vos réseaux. Vous êtes aussi invité-e-s à l'afficher dans les locaux de vos associations étudiantes, groupes communautaires, coopératives, écoles, assemblée populaires et syndicats! suite »

Ceci n’est pas une matraque : C’est la domination.

Comparativement à la brutalité policière tolérable, selon « l’opinion », en plein crise étudiante, la nouvelle récidive de la matricule 728 du Service de police de la Ville de Montréal sème visiblement l’émoi, alimentée par des témoignages sensationnels abondants dans les médias. L’Union Communiste Libertaire joint sa voix au flot de consternation. Mais, une fois de plus, l’empire du 1% a absolument « les deux mains sur le volant » pour contrôler et canaliser une contestation « raisonnable » vers la perpétuation de l’establishment. La plus grande forme de violence, disait Emma Goldman, c’est l’ignorance. Contrairement à la vision du monde négatrice imposée par la classe dominante, la société est marquée de nets conflits non moins violents dans l’écrasement et l’exploitation au quotidien des classes opprimé-e-s par les privilégié-e-s. Nous ne prétendons pas à la neutralité. L’UCL se portera toujours à la défense des classes opprimé-e-s. suite »

Troisième congrès de l'UCL

Septembre 2012 // L’Union communiste libertaire (UCL), une fédération anarchiste québécoise qui aura bientôt quatre ans, a tenu son troisième congrès la fin de semaine dernière au Saguenay. Des participants et participantes des trois collectifs locaux (Québec, Saguenay, Montréal) se sont réuni-e-s afin de planifier la prochaine année et de réfléchir à différentes préoccupations. suite »

Les Éditions Ruptures publient «Réflexions libertaires sur les services publics»

De la Première Internationale à la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, de l’Espagne révolutionnaire aux grèves dans le transport en commun : des pistes pour réfléchir et dépasser l’apparente contradiction d’une défense anarchiste des services publics.

Québec, 11 mai 2012 – Les Éditions Ruptures sont heureuses d’annoncer la publication prochaine d’un livre ayant pour titre Réflexions libertaires sur les services publics. Il s’agit d’une anthologie de textes rassemblés par le Collectif anarchiste l’(A)telier, de Québec.

Le livre de 90 p. sera disponible sur les tables de l’UCL au Salon du livre anarchiste de Montréal, les 19 et 20 mai, et au Festival OFF de l’Anarchie, à Québec, les 24, 25 et 26 mai 2012.

Lancement à Québec

Réflexions libertaires sur les services publics sera officiellement lancé le vendredi 25 mai à 19h, à la Librairie Saint-Jean-Baptiste (565 rue Saint-Jean, Québec). Le lancement sera suivi d'un débat sur les services publics avec Serge Roy, auteur du livre Fonction publique menacée : le néolibéralisme à l'assaut des services publics, 1981 – 2011.

D’autres activités autour du livre auront probablement lieu à Montréal et Saguenay et seront annoncées ultérieurement.

 

Rectificatifs sur les liens entre la CLASSE et l'UCL

Plusieurs affirmations ont circulé récemment à l’effet que des anarchistes seraient actifs et actives dans le mouvement étudiant. Des liens entre la Coalition large de l’ASSÉ (CLASSE) et l’Union communiste libertaire ont en particulier été faits sur de nombreux blogues et journaux. Si certaines informations sont vraies, la plupart sont fausses et méritent quelques rectificatifs. Nous profitons de l’occasion pour remercier ces chroniqueurs qui nous offrent de nouvelles opportunités d’expliquer nos principes et notre approche des changements sociaux.

Les anarchistes et les luttes sociales : une histoire d’amour depuis 1860!

Premier rectificatif : les anarchistes – comme les féministes radicales – sont bien et bel une partie intégrante de la lutte étudiante. En fait, il n’y a rien de très surprenant dans cette participation : les personnes se revendiquant de l’anarchisme ont pris part aux luttes sociales de leur époque depuis 1860, et ce aussi bien en Europe, en Amérique du Sud, en Afrique ou en Asie! Plus concrètement, en ce qui concerne le mouvement étudiant québécois, notre action est similaire à celle de bien d’autres militants et militantes : participation à des assemblées générales, manifestations, actions symboliques et de désobéissance civile, animation de réunions, d’assemblées, d’ateliers de formation, de conférences.

Notre approche n’est pas d’imposer des pratiques ou de «noyauter» des organisations en obtenant des postes de pouvoir (ce qui serait contraire à nos principes). Il s'agit plutôt de défendre la démocratie directe, insister sur le partage des connaissances et des responsabilités, inculquer une méfiance des dirigeants (étudiants ou autres), promouvoir une vision non-corporatiste de la lutte en allant au-delà de la défense des intérêts strictement étudiants, etc.

Deuxième rectificatif : la CLASSE n’est pas affiliée à l’UCL! Cela nous ferait bien sûr plaisir d'accueillir plus de 80 000 nouvelles personnes au sein de notre fédération anarchiste, mais c’est loin d’être le cas. Il est troublant que cette affirmation sans fondement, proposée par l'extrême-droite, se soit retrouvée reprise par des médias complaisants sans être validée.

Il n'y a aucun lien formel entre la CLASSE et l'UCL. La CLASSE ne répond de personne d'autre que son congrès et les assemblées générales. Visiblement, ceux qui affirment le contraire n'ont absolument aucune idée de ce que veulent les anarchistes et sont ignorants du fonctionnement démocratique de la CLASSE.

Nous partageons quelques points communs. Au-delà de la participation d’anarchistes au sein d’associations étudiantes locales ou d’instances de la CLASSE, nous prônons également la démocratie directe, une éducation libre, gratuite et populaire, l’indépendance des mouvements sociaux vis-à-vis des partis politiques et nous privilégions la mobilisation et les actions directes aux stratégies lobbyistes.

Nous nous distinguons de la CLASSE sur d'autres points. Si les porte-parole de la CLASSE tiennent un discours de lutte de classe proche du nôtre, il faut aussi dire qu'ils flirtent souvent avec le nationalisme. Aussi, leurs discours sont réformistes. Malgré ce qu'ont fantasmé plusieurs chroniqueurs, la CLASSE s'accommoderait très bien d'une réforme de la fiscalité.

Rappelons qu'en ce qui nous concerne, le problème n'est pas une question de fiscalité, mais bien une question de capitalisme. L'agitation actuelle que connaît le Québec au sujet des frais de scolarité est en effet à replacer dans le contexte plus global d'un capitalisme en crise à l'échelle mondiale. Les mesures d'austérité, les plans de sauvetage du système bancaire, les coupures bugétaires, l'ensemble de ces mesures, dans chaque pays, est à combattre de manière radicale, et certainement pas en espérant qu'une réforme fiscale réglera la question.

La gauche radicale contre la droite nationaliste et fascisante

Dernier rectificatif : les anarchistes sont contre toutes les formes de relations de pouvoir, y compris le nationalisme, le racisme et le masculinisme. Si des médias et des individus tendent à réduire l’anarchisme à l’image de «casseurs», c’est qu’ils sont ignorants ou que les valeurs des anarchistes dérangent avec succès certains privilèges.

Les anarchistes ont ainsi une longue histoire de luttes contre les mouvements proches de la droite nationaliste et des tendances fascisantes (racistes, autoritaires, homophobes, mysogines, religieuses). Au Québec comme ailleurs, des anarchistes travaillent – parfois par l’éducation populaire, parfois à coups de poing – à contrer la propagation de ces idéologies porteuses de haine. Et c’est pourquoi nous sommes la cible de ces mêmes mouvances!

Salutations libertaires et antifascistes,

Ni Québec, ni Canada, ni Patrie, ni État,

Union Communiste Libertaire
10 mai 2012